Réflexions sur un slogan mal choisi !
Publié le 14/02/2020 • Dernière mise à jour le 15/02/2020 à 09:00
Mon but n’est pas ici d’évaluer le bien-fondé de la Saint-Valentin.
Je réagis uniquement au slogan "Faites l’amour, pas les magasins".
Première réflexion, je présume qu’aucun des militant(e)s de l’action contre cette "dérive mercantile" (sic) ne fêtera la Saint-Valentin ce soir ou ce week-end et qu’aucun d’entre eux n’offrira quoi que ce soit à son amour … !
Je doute un tant soit peu …
Revenons au slogan. Il est donc déconseillé d’aller dans les magasins acheter un cadeau pour sa Valentine ou son Valentin, car c’est cela que prône ce slogan. Ce slogan ne correspond en rien à l’action recherchée qui est de combattre la publicité et les dérives mercantiles, ce slogan déconseille d’aller dans les magasins et dans le terme "magasin", il y a aussi le terme "petit commerçant".
Dans ce cas, il est également déconseillé d’aller au resto, de faire appel à un traiteur, d’aller en week-end en Ardenne ou à la mer, d’aller à l’hôtel, d’offrir une nuit dans un gîte nature, d’offrir une séance photo de couple, d’offrir une visite dans un parc d’attraction ou dans un zoo, d’offrir un bijou ou un beau livre, d’offrir un ciné, d’offrir une soirée à l’opéra ou au théâtre, d’offrir un pack de bière artisanale bio, d’offrir du chocolat ou un gâteau, etc.…
Y a-t-il seulement une personne à la base de cette action commercialement réductrice qui a pensé qu’il y a beaucoup de petits commerçants indépendants qui profitent de cet "événement à forte valeur commerciale et publicitaire" (sic) ?
Pourquoi essayer de saborder une des plus importantes rentrées financières annuelles dont certains commerces bénéficient, tels que fleuristes, restaurateurs, traiteurs, pâtissiers, chocolatiers, photographes, bijoutiers, libraires, hôteliers, et plein d’autres ?
Il n’y a d’ailleurs pas que les commerçants qui en profitent, il y a toute la main d’œuvre liée de près ou de loin aux commerces, tels que sous-traitants et fournisseurs, employés, ouvriers d’horticultures, serveurs de restaurants, extras, commis de cuisines, acteurs, preneurs de vues, chorégraphes, metteurs en scène, musiciens, imprimeurs, éditeurs, créateurs de bijoux, assistants-boulangers, impossible de tous les citer.
Pourquoi toujours vouloir tuer le commerce ?
D’autre part, si on agit ainsi contre la Saint-Valentin, il faut obligatoirement agir ainsi contre la Saint-Nicolas et donner un gros bisou à son enfant en lui expliquant que c’est mieux qu’un jouet. Il faut déconseiller également de faire des emplettes pour Noël, Nouvel-An, le carnaval, fête des mères et des pères, fête des grands-parents, Pâques, etc.
Il faut également déconseiller les vacances. Oui, oui, les vacances aussi, ce n’est jamais qu’un pur produit d’une dérive mercantile qui apporte son lot de publicité et de pollution.
Si tout cela n’est pas déconseillé, cette action n’a aucun sens.
Il y aussi autre chose à faire: déconseiller les magasins, restos, et tous les commerces en général, tout au long de l’année car les "dérives mercantiles" existent toute au long de l’année.
Quel en sera le résultat ?
Étant donné que les gens n’oseront plus aller dans les magasins, peur d’être montrés du doigt, ils iront lécher les vitrines e-commerces et faire leurs achats de cette façon, car ils feront de toutes façons leurs achats. Or, Internet crée aussi beaucoup de pollution. En outre, est-ce mieux d’aller faire ses courses chez les GAFA ou chez l’indépendant du quartier ?
En agissant ainsi et surtout en utilisant un tel slogan, c’est empêcher un certain développement commercial et donc réduire dans une certaine mesure l’économie de la Région Wallonie-Bruxelles au moment où il est plus que temps de la redynamiser. En outre, cela réduit les rentrées de TVA dont l’État a besoin pour éviter de lever de nouvelles taxes.
Il est indéniable qu’il faut combattre le trop-plein de publicité et ses effets néfastes mais, pour ce faire, attaquez-vous à elle directement et évitez de vous attaquer constamment aux commerces car, lorsque vous vous attaquez aux commerces, vous vous attaquez à l’économie qui permet aux petits indépendants de faire face à leurs obligations et à nourrir leurs familles, mais vous vous attaquez également à l’économie créatrice d’emplois qui a pour but, en finale, de nourrir de nombreuses personnes dont des enfants, peut-être même les vôtres …
Michel Englebin
Publié le 14 février 2020
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